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Pierre Richard Augustin (TimTim.Live) • Published July 21, 2026
Monsieur le Président, Je m'appelle Pierre Richard Augustin, originaire des Cayes, en Haïti.
Je vous écris en tant que citoyen américain, époux, père, Haïtiano-Américain et personne qui croit profondément à la promesse des États-Unis.
Tout au long de ma vie, j'ai cherché à rendre à l'Amérique une partie de ce qu'elle m'a donné.
En tant qu'employé d'un entrepreneur privé fournissant des services de sécurité au gouvernement des États-Unis, j'ai fièrement servi pendant dix ans comme Agent de protection armée (Armed Protective Security Officer) à Washington, D.C.
À ce titre, j'étais chargé d'assurer la protection physique des employés fédéraux, des visiteurs et des bâtiments fédéraux.
Aux côtés de mes collègues, j'ai reçu une formation spécialisée afin d'intervenir immédiatement lors d'incidents critiques, de contenir des situations dangereuses, de protéger des vies innocentes et de constituer une première ligne de défense lors d'une fusillade active jusqu'à l'arrivée du FBI, des équipes SWAT ou d'autres forces de l'ordre, selon la nature de l'urgence.
Cette expérience a renforcé mon respect pour la Constitution, l'État de droit, ainsi que pour les femmes et les hommes dévoués qui servent notre nation chaque jour.
Elle m'a également appris que protéger les personnes ne consiste pas uniquement à faire appliquer des règles. Cela signifie aussi faire preuve de discernement, reconnaître la valeur de chaque vie humaine et servir avec intégrité et compassion.
C'est pour cette raison que je vous écris aujourd'hui, non pas comme un homme politique, ni comme un avocat, ni comme un militant, mais comme un citoyen américain qui sollicite respectueusement votre miséricorde.
Cette lettre n'est pas une lettre politique.
Ce n'est pas un argument juridique.
Ce n'est pas une critique de votre Administration, du Congrès ou de la Cour suprême.
La Cour suprême s'est prononcée et je respecte nos institutions ainsi que l'État de droit.
Je reconnais que la Constitution vous confère l'autorité d'établir et de mettre en œuvre la politique d'immigration de notre pays.
Je vous écris pour une seule raison :
Vous demander respectueusement de faire preuve de miséricorde.
Monsieur le Président, Avant d'écrire cette lettre, mon cœur revenait sans cesse à un récit de la Bible : l'histoire de la reine Esther.
Lorsque Esther apprit que son peuple était menacé de destruction, elle n'organisa pas une manifestation.
Elle n'insulta pas le roi.
Elle ne remit pas son autorité en question.
Au contraire, elle s'humilia devant Dieu.
Elle demanda à son peuple de jeûner et de prier pendant trois jours.
Ce n'est qu'ensuite qu'elle s'approcha respectueusement du roi pour implorer sa miséricorde en faveur de vies innocentes.
Par la grâce de Dieu, elle trouva grâce à ses yeux.
Son peuple fut épargné.
Monsieur le Président, Je ne suis pas Esther.
Je ne me compare ni à son courage ni à sa vocation.
Mais son histoire me rappelle que des personnes ordinaires ont parfois la responsabilité de prendre la parole lorsqu'elles croient que la justice et la miséricorde peuvent marcher ensemble.
Je n'ai aucun accès direct à votre bureau.
Je ne peux pas me tenir devant vous en personne.
Les dons que Dieu m'a accordés sont ma foi, ma voix, ma musique et mon droit, en tant que citoyen américain, d'adresser respectueusement une pétition à vous et votre gouvernement.
C'est peut-être pour cette raison que, après de nombreuses années, Dieu a ramené la musique dans ma vie.
Puisque je composerai une chanson inspirée de cette pétition, la musique est l'une des portes que Dieu, Créateur du ciel et de la terre, a ouvertes devant moi.
Si tel est Son dessein, je me sens responsable d'utiliser cette chanson pour donner une voix aux familles dont les appels n'atteindront peut-être jamais votre bureau.
Monsieur le Président, Je vous écris aujourd'hui au nom de nombreuses familles haïtiennes qui sont entrées aux États-Unis dans le cadre du programme de parole humanitaire en vigueur au moment de leur demande.
Elles n'ont pas créé ce programme.
Elles n'en ont pas rédigé les règles.
Elles ont simplement fait confiance à la procédure légale établie par le gouvernement des États-Unis.
Elles ont trouvé des répondants admissibles.
Elles ont rempli les demandes exigées.
Elles ont fourni tous les renseignements demandés.
Elles ont respecté toutes les procédures qui leur étaient imposées.
Elles ont reçu une autorisation de voyager.
Elles sont entrées sur le territoire américain par les points d'entrée désignés après avoir obtenu l'approbation du gouvernement.
Depuis, beaucoup ont trouvé un emploi.
Beaucoup paient leurs impôts.
Beaucoup fréquentent fidèlement des églises partout dans notre pays.
Beaucoup font du bénévolat dans leurs communautés.
Beaucoup élèvent leurs enfants tout en soutenant leurs parents âgés et leurs proches qui vivent des conditions extrêmement difficiles en Haïti.
Ces familles ne demandent pas d'être au-dessus de la loi.
Elles demandent simplement de ne pas être oubliées par elle.
Je comprends parfaitement que les administrations changent.
Les politiques changent.
Les priorités changent.
Cela fait partie de notre système constitutionnel de gouvernement.
Cependant, ces familles ont agi de bonne foi en se fiant à l'autorisation qui leur avait été accordée par le gouvernement des États-Unis.
Elles ont organisé toute leur vie autour de cette autorisation.
Leurs répondants américains ont eux aussi fondé leurs décisions sur cette confiance lorsqu'ils les ont accueillies chez eux et accepté la responsabilité de les aider à réussir.
Monsieur le Président, Lorsqu'un gouvernement invite des personnes à suivre une procédure légale et que celles-ci réorganisent leur vie en s'appuyant sur cette invitation, respecter cette confiance, lorsque la loi le permet, est l'une des façons dont une nation préserve la confiance envers ses institutions.
Il ne s'agit pas seulement d'une question haïtienne.
C'est aussi une question américaine.
La force de l'Amérique n'a jamais reposé uniquement sur sa puissance militaire, son économie ou ses avancées technologiques.
Elle repose également sur la confiance que les peuples du monde entier accordent à l'intégrité de ses institutions et à l'équité de ses lois.
Depuis des générations, des millions de personnes considèrent les États-Unis comme une nation où ceux qui respectent la loi, travaillent honnêtement et contribuent positivement à la société peuvent espérer bâtir une vie meilleure.
Cette promesse durable a inspiré des millions de personnes, moi y compris.
C'est l'une des raisons pour lesquelles, alors que j'étais un jeune garçon, je rêvais qu'un jour je deviendrais Américain.
La Justice et la Miséricorde Peuvent Marcher Ensemble Monsieur le Président, L'une des raisons pour lesquelles j'admire l'Amérique est que cette nation a toujours cherché à trouver un équilibre entre la justice et la miséricorde.
La justice protège la nation.
La miséricorde révèle le caractère d'une nation.
Je reconnais la responsabilité solennelle qui est la vôtre de protéger le peuple américain, de sécuriser nos frontières, de faire respecter nos lois sur l'immigration et de préserver notre sécurité nationale.
Ce sont des responsabilités sacrées que le peuple américain vous a confiées, et je les respecte profondément.
Je ne vous demande pas d'affaiblir la sécurité de nos frontières.
Je ne vous demande pas de fermer les yeux sur la fraude.
Je ne vous demande pas d'excuser les actes criminels.
Toute personne ayant commis des crimes graves, participé à une fraude ou représentant une menace pour nos communautés doit répondre de ses actes conformément à la loi.
Mon appel concerne celles et ceux qui ont sincèrement cherché à faire ce qui était juste.
Celles et ceux qui ont respecté les règles en vigueur.
Celles et ceux qui ne sont entrés sur le territoire américain qu'après avoir reçu l'autorisation officielle du Gouvernement des États-Unis.
Celles et ceux qui travaillent honnêtement, paient leurs impôts, respectent nos lois, pratiquent librement leur foi, servent bénévolement leur communauté et contribuent positivement au pays qu'ils ont appris à aimer.
Je vous demande respectueusement que ces familles ne soient pas considérées comme de simples numéros de dossier, mais comme des êtres humains : des femmes, des hommes et des enfants ayant un nom, une histoire, des rêves et un avenir.
L'Histoire se souvient souvent non seulement des lois que les dirigeants ont appliquées, mais aussi de la compassion dont ils ont fait preuve lorsque les circonstances exigeaient la miséricorde.
Tout au long de l'histoire américaine, des Présidents appartenant aux deux grands partis politiques ont exercé leur pouvoir discrétionnaire lorsque des circonstances humanitaires exceptionnelles l'exigeaient.
Ils ne l'ont pas fait parce qu'ils ignoraient la loi.
Ils l'ont fait parce que la loi reconnaît depuis longtemps que la sagesse et la compassion ont leur place dans la bonne gouvernance.
Monsieur le Président, je vous demande respectueusement de considérer que nous sommes peut-être aujourd'hui face à l'un de ces moments.
Pourquoi Cette Démarche Est Si Personnelle Pour Moi Cet appel est profondément personnel.
Lorsque j'étais un jeune garçon en Haïti, l'Amérique représentait l'espoir.
Comme des millions de personnes dans le monde, je croyais que si je travaillais avec acharnement, respectais la loi et ne renonçais jamais à mes rêves, des possibilités extraordinaires pourraient devenir réalité.
L'un des rêves qui m'anime encore aujourd'hui, jour et nuit, est de construire un vaisseau spatial réutilisable afin de rendre les voyages dans l'espace accessibles à des millions de personnes dans le monde, et non exclusivement aux milliardaires.
Ce rêve m'a d'abord conduit aux Abymes, Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, puis à Paris, en France, avant de m'amener à New York, aux États-Unis, comme tant d'autres personnes venues des quatre coins du monde, où j'ai poursuivi mes études.
Par la suite, grâce à la générosité du regretté Dave Wharton, qui croyait dans le potentiel des jeunes, j'ai obtenu une bourse complète au North Shore Community College, puis un diplôme universitaire en sciences politiques à Salem State University.
J'ai ensuite poursuivi mes études en obtenant deux maîtrises :
une Maîtrise en Administration Publique (MPA) ; une Maîtrise en Administration des Affaires (MBA).
Les États-Unis d'Amérique m'ont offert une opportunité qui a changé ma vie à jamais.
L'Amérique m'a accueilli.
L'Amérique m'a instruit.
L'Amérique m'a permis de bâtir une carrière.
L'Amérique m'a permis de fonder une famille.
L'Amérique m'a permis de servir les autres.
Tout ce que j'ai pu accomplir a été rendu possible parce que ce pays m'a donné une chance.
Pour cette raison, ma gratitude envers les États-Unis est plus profonde que les mots ne pourront jamais l'exprimer.
J'ai consacré ma vie à essayer de rendre ce que j'ai reçu par un travail honnête, le service public, l'entrepreneuriat, et aujourd'hui par la musique, tout en encourageant les autres à devenir des membres utiles et productifs de la société.
J'aime Haïti parce que c'est la terre où je suis né.
J'aime l'Amérique parce qu'elle est la terre qui m'a offert des possibilités.
Dans mon cœur, il y a une place pour les deux.
C'est pourquoi écrire cette lettre n'a pas été facile.
Je ne vous écris pas sous l'effet de la colère.
Je ne vous écris pas par peur.
Je vous écris avec reconnaissance.
Et c'est précisément parce que j'aime et respecte profondément ce pays que je crois que l'Amérique est à son plus grand lorsqu'elle unit la justice à la miséricorde.
Toute nation est finalement jugée non seulement à la force de ses lois, mais aussi à la compassion avec laquelle ces lois sont appliquées.
On dit souvent que la véritable grandeur d'un dirigeant ne se révèle pas seulement dans les moments où il exerce son pouvoir, mais aussi dans les moments où il choisit la miséricorde.
Monsieur le Président, je crois respectueusement que nous vivons aujourd'hui l'un de ces moments.
Une Demande Respectueuse Monsieur le Président, Avec le plus profond respect pour votre fonction et pour les responsabilités qui vous incombent en tant que Commandant en chef et Président des États-Unis, je vous demande humblement d'envisager d'accorder votre miséricorde aux familles haïtiennes qui sont entrées légalement dans ce pays dans le cadre du programme de parole humanitaire établi par le Gouvernement des États-Unis.
Je comprends que l'immigration est une question complexe.
Je comprends que des personnes raisonnables puissent avoir des opinions différentes sur la meilleure façon de sécuriser nos frontières et d'administrer notre système d'immigration.
Je comprends que chaque décision entraîne des conséquences.
Je ne prétends pas avoir toutes les réponses.
Je vous demande simplement que, lorsque ces dossiers seront examinés, vous vous souveniez des visages humains qui se cachent derrière les dossiers administratifs.
Derrière chaque dossier d'immigration se trouve un père qui cherche à subvenir aux besoins de ses enfants.
Une mère qui prie pour l'avenir de sa famille.
Un étudiant qui poursuit ses études.
Un membre d'une église qui sert sa communauté.
Un travailleur qui contribue honnêtement à l'économie américaine.
Un enfant qui rêve de devenir enseignant, infirmier, scientifique, policier, militaire au service de son pays, ou même un jour astronaute.
Ce ne sont pas simplement des dossiers d'immigration.
Ce sont des vies humaines.
Beaucoup de ces familles ont fui un pays confronté à des difficultés extraordinaires.
Certaines régions d'Haïti continuent d'être confrontées à une violence généralisée des gangs, à une instabilité politique, à un effondrement économique et à une crise humanitaire qui oblige d'innombrables familles innocentes à vivre dans la peur.
De nombreux quartiers, sans toutefois représenter l'ensemble du pays, sont devenus dangereux.
Des écoles et des entreprises ont fermé leurs portes.
Les hôpitaux peinent à fonctionner.
D'innombrables familles ont été contraintes de quitter leur domicile.
Pour beaucoup d'entre elles, retourner aujourd'hui signifierait retourner vers l'incertitude, l'instabilité et des conditions indépendantes de leur volonté.
Monsieur le Président, Je reconnais qu'aucun Président ne peut résoudre tous les problèmes du monde.
L'Amérique ne peut pas, à elle seule, porter tous les fardeaux de la planète.
Mais les États-Unis ont toujours représenté un phare d'espérance parce que, tout en protégeant leurs propres intérêts, ils n'ont jamais perdu de vue notre humanité commune.
Cet esprit a inspiré des générations entières à travers le monde.
Il m'a inspiré.
Et il continue aujourd'hui d'inspirer des millions de personnes.
S'il existe un pouvoir discrétionnaire légal permettant à votre Administration d'accorder une considération humanitaire supplémentaire aux personnes entrées légalement dans le cadre du programme de parole humanitaire, je vous demande respectueusement d'exercer ce pouvoir avec sagesse, équité et compassion.
Je ne formule pas cette demande parce que ces familles auraient un droit à la miséricorde.
La miséricorde, par sa nature même, ne se mérite pas.
Elle se reçoit.
Et lorsqu'elle est accordée avec sagesse, elle est une preuve de force et non de faiblesse.
L'Histoire retient les dirigeants pour de nombreuses raisons.
Certains sont rappelés pour leurs victoires.
D'autres pour leurs réalisations économiques.
D'autres encore pour les lois qu'ils ont promulguées.
Mais certains demeurent dans les mémoires parce qu'à un moment décisif de leur mandat, ils ont choisi la compassion sans renoncer à leurs principes.
Je prie respectueusement pour que l'Histoire retienne votre présidence comme celle qui aura su défendre à la fois l'État de droit et la tradition américaine de la miséricorde.
Trois Jours de Prière et de Jeûne Monsieur le Président, Avant de vous adresser cette lettre, j'ai pris un engagement personnel.
À compter d'aujourd'hui, je consacrerai trois jours à la prière et au jeûne.
Non pas pour influencer la politique.
Non pas comme une forme de protestation.
Non pas comme une manifestation publique.
Mais comme un acte personnel de foi.
À l'exemple de la reine Esther, je crois qu'il existe des moments où la chose la plus puissante que nous puissions faire est de nous humilier devant Dieu, Créateur du ciel et de la terre, et de Lui demander la sagesse, la paix et la miséricorde.
Durant ces trois jours, je prierai pour vous.
Je prierai pour votre famille.
Je prierai pour le Vice-Président.
Je prierai pour les membres du Congrès, de tous les partis politiques.
Je prierai pour les juges de la Cour suprême.
Je prierai pour les femmes et les hommes dévoués du Department of Homeland Security, de Immigration and Customs Enforcement (ICE), des Services de la Citoyenneté et de l'Immigration des États-Unis (USCIS), de la Customs and Border Protection (CBP), ainsi que pour tous les fonctionnaires chargés de faire respecter les lois de notre pays.
Je prierai pour nos militaires.
Je prierai pour nos premiers intervenants.
Je prierai pour les forces de l'ordre qui protègent nos communautés chaque jour.
Je prierai pour le peuple américain.
Je prierai pour Haïti.
Et je prierai pour chaque famille haïtienne dont l'avenir demeure incertain.
Ma prière est simple :
Que Dieu accorde la sagesse là où des décisions difficiles doivent être prises.
La compassion là où la miséricorde est possible.
La justice là où la responsabilité doit être assumée.
Et la paix pour chaque famille touchée par ces décisions.
Par-dessus tout, je prie pour que la volonté de Dieu, et non la mienne, soit accomplie.
Car Sa sagesse dépasse la nôtre.
Et Sa miséricorde va bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer.
Une Dernière Prière et un Appel Final Monsieur le Président, Tout au long de son histoire, les États-Unis ont traversé de nombreux moments décisifs.
Chaque génération a été appelée à prendre des décisions difficiles qui façonneraient non seulement l'avenir de notre pays, mais également l'héritage que nous laisserions aux générations futures.
Je crois que nous vivons aujourd'hui l'un de ces moments.
Lorsque les débats politiques seront terminés, les générations futures se souviendront de la manière dont notre nation aura traité celles et ceux qui ont placé leur confiance dans les procédures légales établies par le Gouvernement des États-Unis.
Elles se souviendront si l'Amérique est demeurée une nation qui honore la confiance de ceux qui ont agi de bonne foi.
Monsieur le Président, Je mesure le poids de la fonction que vous exercez.
Chaque jour, vous êtes appelé à prendre des décisions qui influencent la vie de millions de personnes.
Je n'envie pas cette responsabilité.
Au contraire, je prie pour que Dieu continue de vous accorder la sagesse, le discernement, le courage, une bonne santé et la compassion nécessaires pour conduire notre nation.
Je prie également pour votre famille, afin que Dieu la protège, la fortifie et l'entoure de Sa paix.
Je prie pour tous les responsables élus, quels que soient leurs partis politiques, car notre nation est plus forte lorsque ses dirigeants recherchent la sagesse plutôt que la division, et le service plutôt que l'intérêt personnel.
En tant qu'Américains, nous pouvons être en désaccord sur certaines politiques.
Nous pouvons voter différemment.
Nous pouvons avoir des opinions différentes.
Pourtant, nous demeurons une seule nation sous le regard de Dieu, unie par l'espérance commune que nos enfants et nos petits-enfants hériteront d'un pays plus fort, plus sûr, plus libre et plus compatissant que celui que nous avons reçu.
Cette espérance appartient à chacun de nous.
Monsieur le Président, Je vous demande respectueusement de vous souvenir des familles haïtiennes qui ont suivi la procédure qui leur avait été proposée.
Beaucoup sont venues avec l'espérance plutôt qu'avec la certitude.
Beaucoup sont venues avec la foi plutôt qu'avec des garanties.
Beaucoup souhaitaient simplement vivre en paix, travailler honnêtement, contribuer à leurs communautés et offrir un avenir meilleur à leurs enfants.
Je vous demande respectueusement que, si cela relève de votre autorité légale, vous envisagiez d'accorder votre miséricorde à celles et ceux qui ont agi de bonne foi, respecté nos lois et recherché uniquement l'occasion de bâtir une vie productive aux États-Unis.
Si une seule famille est épargnée d'une souffrance inutile grâce à cet appel, alors l'écriture de cette lettre aura pleinement trouvé son sens.
Que ma demande soit accueillie favorablement ou non, mon respect envers la Présidence des États-Unis et envers les institutions de ce pays demeure inébranlable.
Je continuerai de prier pour notre nation.
Je continuerai de prier pour ses dirigeants.
Je continuerai de prier pour Haïti.
Et je continuerai de croire que la justice et la miséricorde ne sont pas des idéaux opposés, mais des partenaires durables dans la poursuite d'une Union toujours plus parfaite.
Que Dieu vous bénisse.
Que Dieu bénisse votre famille.
Que Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique.
Et que Dieu apporte la paix, l'espérance et la guérison au peuple haïtien.
Je vous remercie sincèrement d'avoir pris le temps de lire cet humble plaidoyer.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération.
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Washington, D.C. • Les Cayes, Haiti • Paris, France
Notre objectif
Nous invitons chacun à contribuer à laisser un héritage pour l’humanité.
Rejoignez trois missions qui nous survivront toutes

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